J’y tenais néanmoins, car c’est l’idée qui me tient tête. On y a cru. On a voulu y croire. On aimerait encore y croire. On sait hein, la finitude, les limites planétaires, tout ça. Déjà, on le sait à travers nos corps, avec notre plongée vers la cinquantaine : le collagène, les cellules, l’énergie qui foutent le camp, nos corps qui luttent sans espoir contre l’irrémédiable force d’attraction.
Et je n’irai pas mentionner ce qu’il se passe autour, parce que tout a été dit, peu a été entendu. Trop difficile à accepter. Trop difficile de lutter, aussi : quand les rayons dégueulent de choix plus absurdes les uns que les autres, moins chers les uns que les autres – j’assume le côté vieille conne sur ce coup-là – comment résister à cette chatoyante illusion d’abondance ?
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